Vidéo

Concevoir un arrangement pour le projet musical avec GarageBand (L’iPad côté prof en éducation musicale)

GarageBand est une application très puissante, elle permet en un rien de temps de concevoir un projet musical tout entier ! De plus, nul besoin d’être informaticien ou musicien professionnel pour que tout soit juste et calé…création étape par étape en vidéo puis le tout expliqué pas à pas.

Démarrer le projet

A tout arrangement, il y a structure. Une fois ouvert GarageBand, nous commencerons par la section rythmique. Toucher la batterie, cette dernière apparaît, définir premièrement le tempo :

Puis la structure de la première partie (nombre de mesures) :

On ajoutera au fur et à mesure les différentes sections. Il,suffira ensuite de les dupliquer pour les répéter et de toucher le bouton modifier pour les (ré)organiser.

Quantize myself ! L’option qui compte…

Si l’on est pas un pro de la mise en place (comme moi), ne surtout pas oublier de Quantiser chaque piste MIDI que l’on créé :

Une fois cela fait, dans la fenêtre principale toucher le bouton enregistrement (rouge) et jouer !

Les autres pistes ? Très smart…

Il faut ensuite poursuivre la création des autres pistes instrumentales. Pour tous les instruments, on peut choisir entre le fait de jouer ou de faire jouer ! Apple propose des Smart instruments qui contiennent des riffs melodico-rythmique pré-conçus nommés Autoplay. Cependant, on est à même de choisir le mode de jeu qui nous convient.

Pour la basse par exemple, on pourra jouer avec les riffs Autoplay (peut être le plus simple à mettre en œuvre) :

Avec les notes des accords, dans ce cas là ce sera à nous de jouer la « mélodie ». On pensera à quantiser avant d’enregistrer…

Ou encore, directement sur le manche (pour ceux qui sont à l’aise avec ça) :

Pour les claviers, on aura le choix entre le Smart Clavier et le piano « réel ». L’avantage du premier résidera surtout dans la fonction accords, qui jouera toujours de beaux renversements ! Chaque case représentant une position.

De plus, les accords sont personnalisables à souhait comme le montre l’image ci-dessus. On accèdera à ce menu de la façon suivante :

Le piano réel conviendra quant à lui aux pianistes, ou aux musiciens voulant utiliser un clavier externe.

Pour ou contre ?

Cette solution de création d’arrangement ne conviendra forcément pas à toutes les chansons et autres projets musicaux auxquels nous aurons à faire. C’est pourquoi il est aussi possible d’enregistrer de vrais instruments réels dans GarageBand, j’en ai déjà parlé dans ce blog, ou encore d’enregistrer d’autres types de sons provenant d’autres applications avec Audiobus.

Toutefois, la solution présentée dans cet article propose des atouts que je n’ai pas encore évoqué. Notamment la possibilité de transposer en quelques touchers l’entièreté du projet, afin d’adapter la tonalité à la voix de l’enseignant ou de l’élève :

Également la possibilité d’adapter le tempo ou encore de mettre en boucle une partie de l’arrangement afin de travailler un endroit précis, un pattern de percussions…pour ce faire, toucher « + » puis la section à jouer en boucle. Démarrer la lecture et c’est parti !

L’arrangement vous intéresse ? Je vous l’enverrais avec plaisir au format GarageBand ou Audio, à votre convenance.

Un projet musical autour de la première guerre mondiale (iMovie, Amerigo)

Voici un projet musical basé sur le principe du timbre musical (reprise, parodie) proposant aux élèves d’écrire des paroles sur une œuvre de leur choix puis de les enregistrer. Le tout sur fond de première guerre mondiale…démarche pédagogique puis astuces techniques à suivre…

Contexte pédagogique

La première guerre fait partie des chapitres potentiellement interdisciplinaires pour l’oral d’histoire des arts en 3ème. Mais qu’il s’agisse du thème en lui-même ou des œuvres musicales en découlant, l’attrait et l’intérêt des élèves pour ce genre de sujet reste mesuré. Sans renoncer à étudier la musique de cette époque, ce projet musical permet de sortir quelque peu de la sphère de la guerre tout en gardant un lien direct avec l’œuvre principale étudiée.

L’œuvre principale que j’ai choisi pour cette séquence est la Chanson de Craonne (1917). Il s’agit en fait d’un timbre (reprise) de la chanson populaire Bonsoir M’amour. La Chanson de Craonne témoigne de la résignation des soldats à aller au front sur fond de contestation tandis que plusieurs œuvres complémentaires viennent apporter un éclairage différent : hommage, espoir, réconfort…

Afin de bien comprendre la notion de timbre musical, j’ai proposé aux élèves d’écrire des paroles sur une œuvre de leur choix puis d’enregistrer le tout. Un couplet ou un refrain au minimum, mais certains font un couplet et un refrain.

Voilà une production à partir du titre Changer de Maître Gims, ré-écrit par les élèves :

On pourrait envisager d’imposer un thème pour les paroles ou imposer une œuvre musicale comme la mélodie de Bonsoir M’amour. Et ainsi partir sur une tâche complexe, projet que j’avais initialement prévu mais dont les productions ne me satisfaisaient pas.

Techniquement

Première étape, choisir la musique. Car d’elle découlera le nombre syllabes et de vers à écrire. Pour cela, à partir de Youtube (ou iMusic), les élèves recherchent un playback/karaoké/instrumental de l’œuvre de leur choix.

Ensuite, il faut envoyer la musique dans iMovie. Pour ce faire, nous allons d’abord télécharger la vidéo dans Amerigo :

Amerigo_nicoguitare-11

Une fois téléchargé, l’envoyer dans iMovie :

Amerigo ouvrir dans nicoguitare

Puis l’ouvrir dans iMovie :

iMovie nicoguitare

On supprimera par la suite la vidéo pour ne garder que la piste audio (à l’aide de la fonction détacher l’audio).

Seconde étape, rédiger le texte dans l’application Keynote (ou autre!). Capturer la ou les texte au format image (bouton home et veille simultanés) :

Keynote la guerre nicoguitare

Importer le tout dans iMovie puis dernière étape, enregistrer les voix des élèves dans iMovie à l’aide (au choix) :

– du micro de l’iPad (qualité acceptable mais pas top)

– d’un iRig Mic (qualité meilleure)

– d’un micro classique branché iRig Pro (qualité encore meilleure)

– d’un micro classique branché dans une interface son compatible iPad (Apogee, Avid fast track, Roland duo capture…c’est le top!)

Si certaines manipulations dans iMovie semblent complexe, je peux ajouter quelques captures explicatives.

Pourquoi ne pas avoir utiliser GarageBand ?

Premièrement, GarageBand est plus fermé qu’iMovie. J’ai expliqué dans ce blog comment importer un fichier audio non inclut dans la bibliothèque de l’iPod vers GarageBand mais cela nécessite d’autres applications payantes et surtout des manipulations un brin plus complexe si ce sont les élèves qui manipulent les iPad.

La seconde raison est le partage des créations des élèves. En effet, les accords signés entre la Sacem et Youtube autorisent la reprise d’oeuvres existantes sur la plateforme. Autorisation que les autres plateformes, comme SoundCloud, ne possèdent pas (à ma connaissance mais j’aimerais me tromper !).

Partage séquence 

Pour finir, si vous êtes intéressé par le cours, base de ce projet, je peux le transmettre au format iBook Author, PDF, ou Explain Everything (avec œuvres musicales intégrées).

Et si vous souhaitez critiquer le cours ou le projet, j’en serais aussi ravi (celui qui voulait se faire taper dessus…) !

En passant

StickAround pour iPad, un formidable outil pédagogique pour la musique !!

L’éditeur Morris Cooke est bien connu des enseignants qui utilisent les tablettes grâce à ses  applications incontournables : Explain Everything (iOs et Android) et Final Argument (iOS). La nouvelle venue se nomme Stick Around, on était en droit d’espérer que cette dernière soit à la hauteur des deux précédentes.

Une Stick around

Et effectivement, en plus d’une app très bien ficelée et à la portée des élèves pour la création, Tony Vincent, le concepteur de l’app, est hyper disponible pour échanger sur les éventuelles  évolutions et remarques que l’on souhaite soulever.

Passons aux choses sérieuses

Le principe de jeu est de déplacer des étiquettes dans des zones de réponses. On pourra créer soi-même les « puzzles » ou bien les faire créer aux élèves tant leur création est simple.

Stick around éducation musicale

Ces étiquettes sont capables :

– de prendre une forme imagée et découpée avec précision (un instrument de musique par exemple)

– d’intégrer du texte

– un URL renvoyant les élèves vers une ressource internet

– d’être augmentées d’une flèche (pour pointer une zone de réponse très petite)

– peuvent contenir de l’audio (enregistrement « vocal »)

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Détournement

C’est ce dernier point qui était pour moi une limite.  En langue vivante, il peut être intéressant d’entendre un mot prononcé en anglais afin de déplacer l’étiquette sur le bon mot écrit. Mais en éducation musicale, il me fallait des extraits audio.

(edit du 17/12/14, une mise à jour de l’astuce avec un autre système plus simple existe, détaillée ici)

On pourrait se contenter de diffuser l’extrait et de le capter avec le micro de l’iPad, mais la qualité n’est pas extraordinaire. C’est donc à l’aide de l’iRig Pro d’un iPad et d’une source audio pour diffuser les extraits que je vous propose un moyen d’insérer de l’audio dans les étiquettes.

irig pro seul ik multimedia 04

Après avoir relié l’iRig Pro à l’iPad via le port Lightning, il faut relier la source audio à l’interface audio (éventuellement à l’aide d’un adaptateur) :

IMG_4814

Il ne reste plus qu’à lancer l’enregistrement et démarrer la lecture de l’extrait. On pourra régler le volume grâce à la molette de l’iRig et son témoin lumineux indiquant le bon niveau de volume.

Et pour finir, voilà le travail, avec un jeu de reconnaissance des familles d’instruments basé sur Le guide l’orchestre de Britten (je vous transmets le puzzle avec plaisir sur simple demande! Pour l’ouvrir, il faut un iPad avec l’app Stick Around) :

Photo 01-02-2014 17 57 56

En passant

Un serveur WebDav comme ENT ponctuel pour du BYOD tout systèmes ! Sortez les portables !

Grâce à l’application Documents by Readdle, un astucieux pas à pas de Ghislain Dominé nommé « un hotspot pédagogique« , et du wifi, le BYOD prend une nouvelle dimension.

Intituler un article avec 3 mots incompréhensibles commence mal ! Mais n’ayez crainte, rien de bien compliqué.

BYOD (bring your own device) : utilisation de smartphones et tablettes des élèves en cours.

Avant

Jusqu’à présent, lorsque je demandais aux élèves d’utiliser leurs terminaux (smartphones, lecteurs mp3, iPod ou tablettes) en cours, il s’agissait  :

– de chercher dans leur bibliothèque musicale si l’on retrouvait le paramètre étudié au moment du cours (exemple : avez-vous de la musique binaire ou ternaire dans votre joujou ?)

– de prendre en photo ou filmer certaines choses (des pas de danses, un schéma…)

– de prendre ou créer des notes vocales ou texte.

– ou de faire des recherches.

Maintenant

A l’aide d’un réseau wifi partageable avec les élèves (dans mon cas un réseau créé avec mon Mac, l’AirPort Express ou encore mon iPhone via le partage de connexion), on peut créer un serveur WebDav depuis l’iPad sans aucune manipulation complexe !!

Ainsi, les élèves peuvent accéder à des ressources de tout type à partir de n’importe quel terminal équipé du wifi.

Côté prof

Il faut :

– rejoindre le réseau wifi avec l’iPad,

– ouvrir l’application Documents dans laquelle on aura préalablement inséré les ressources à destination des élèves (photos, vidéos, musique, PDF et presque tout ce que vous voulez).

Documents by readdle

– et la première fois seulement, toucher la roue crantée :

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Puis l’onglet Wi-Fi (1), la case « Aide sur le Wi-fi Drive » (2) :

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Et enfin n’importe lequel des liens qui sont affichés les systèmes d’exploitation pour connaître l’adresse de votre serveur WebDav :

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Cette adresse est celle qui doit être renseignée par les élèves.

Côté élève

Les élèves doivent :

– se connecter au réseau wifi

– renseigner le mot de passe (le cas échéant)

– taper dans la barre d’adresse (et pas dans Google…) l’adresse de votre WebDav.

Une fois cela fait, il faut autoriser chaque élève à se connecter au serveur puis tous auront accès aux ressources soigneusement concoctées :

Photo webdav

Il faut dire que dans mon cas, ayant 5 ipad pour 30 élèves, faire des groupes de 6 n’est pas optimal pour garantir un investissement de tout le groupe. Cette solution permet donc de restreindre le nombre d’élèves par groupes et ouvre de nombreuses perspectives !

Telle que la création finale de vidéos avec l’application Tellagami, est compatible iOS et Android.

PS : hélas, les terminaux Android de mes élèves n’étaient pas compatibles…Ah Android…sans mauvaise blague, les iPhone et autres iPod ont pu télécharger l’app et s’en servir mais aucun terminal robotisé n’a pu).