Géomatique ou quand la géographie devient sonore…

Envisager la géographie non plus seulement à partir d’une carte et d’images (ou vidéos) mais augmentée du son, n’est-ce pas génial ? Qui plus est en accord avec les compétences à développer dans notre matière ! Voilà le genre d’idées que Jérôme Staub (@gemtice) développe depuis quelques années et qui m’ont ouvert à une nouvelle approche de notre matière.

Voici donc, un bref bilan de ce que j’ai commencé l’année passée et que j’espère finir dans l’année à venir.

Sortie espace proche avec l’éducation musicale

Le premier projet liant la géographie au son fut réalisé dans le cadre de la sortie espace proche avec une classe de 6e. Notre objectif était d’enregistrer l’ambiance sonore de chaque lieu (à l’aide d’un Zoom H2), de mesurer son niveau sonore (avec ce sonomètre).

Le Storify de notre sortie espace proche ici.

Quelques exemples de captations par ici.

Nous souhaitions exploiter ces données au sein d’un livre numérique au format ePub (avec l’app BookCreator sur iOS et Android ou Create Book sur W8) afin de présenter les différents espaces de vie du collège, de l’espace proche (village) et d’y associer le danger potentiel pour l’ouïe à l’aide d’une échelle sonore représentant les niveaux sonores et leurs dangers ainsi que l’app MusicSafeCheck.

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Ce projet n’a pas abouti par manque de temps.

On soulignera ici la possible relation et mise en projet avec la journée nationale de l’audition et toute la sensibilisation aux dangers pour l’audition que peut comporter ce projet (faisant partie de nos programmes).

Perspectives créatives

Envisager la géographie de façon sonore ouvre également de nombreuses perspectives de création sonore.

J’ai pour projet de réaliser une œuvre musicale basée sur des sons de différents lieux de l’établissement. Afin d’envoyer ces sons à l’attention de twittclasses  pour faire deviner le lieu dans lequel l’œuvre a été créée ou bien simplement échanger au sujet de ces créations.

Les sons seront enregistrés depuis le micro iQ5 relié à l’iPad directement dans l’application MovBeats sur iOS. Cette app permet de filmer et d’enregistrer de cours extraits sonores puis de les organiser dans une grille à la façon d’un step-sequenceur (c’est pas moi sur la photo hein) :

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Plusieurs grilles peuvent être choisies pour procéder à un enregistrement. Le tout étant exporté notamment vers la pellicule.

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Si l’enregistrement de sons ne pose pas problème, il faut malgré tout un temps d’adaptation aux élèves pour maitriser la constitution des grilles. Cet écueil étant plus technique que musical, il sera opportun de prévoir quelques tutos à cet effet.

 

Si ce projet vous intéresse ou que vous souhaitez participer avec d’autres enseignants à des activités mêlant géographie et sonore, je vous invite à rejoindre la plateforme zikcollege.fr/agoraproject/

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En passant

Quand la team #edmus se mobilise…

La team #edmus, collectif d’enseignants échangeant sur twitter (mais pas que, on n’est pas exclusif) organise une rencontre courant mars « enseignants edmus connectés »  Toulouse ! Rejoignez-nous !

Cela fait un moment que je veux vous parler de l’équipe de prof avec laquelle j’ai la chance de travailler, d’échanger, de rêver au quotidien sur le réseau social Twitter, je détaillerais plsuieurs de nos projets dans les semaines ou mois à venir mais je voulais vous faire part du projet de rencontre que nous essayons d’organiser.

Voii le Doodle qui nous permettra de fixer la date : http://doodle.com/szw4fswb6g4weanb#cmt1730460124

Première étape avant d’organiser la suite.

Si vos souhaitez avoir une idée de ce que l’on y fera, je vous recommande de faire un tour sur notre plateforme d’échange que l’excellente Cathy Jund (alias @zikcollege) a mis en place : http://zikcollege.fr/agoraproject/

 

La team #edmus est en place !

 

En passant

Mercredi 1er octobre 21h -> #Twittconseil

Date et horaire sont fixés pour le second twittconseil :

 

Mercredi 1er octobre 2014 – 21h.

 

Quelques repères

 

Nous nous retrouverons sur Twitter pour proposer, échanger et organiser les futures collaborations entre nos twittclasses.

 

Pour que l’on s’y retrouve, nous twitterons avec la balise #twittconseil et nous échangerons autour :

– proposition de projets (en les distinguant par une balise exemple : #twittson)

– constitution de #team : les enseignants susceptibles d’être intéressés par tel ou tel projet

 

 

Un google Doc est prêt à recevoir immédiatement après le twittconseil les projets et team constituées, tous les enseignants enregistrées sur ce document y seront conviés (vous pouvez encore vous y inscrire si ce n’est pas fait !).

 

À mercredi !

 

 

 

 

 

 

En passant

Etape 2 : fixons la date du #Twittconseil !

Merci ! Vous avez été pas moins de 40 profs à vous inscrire pour le #twittconseil !

Je rappelle que l’an dernier nous étions 50.

Les inscriptions ne sont pas clauses…si vous souhaitez vous inscrire suivez ce lien.

L’étape suivante consiste à fixer la date de nos échanges live, je vous propose donc de renseigner ce Doodle.

Et rendez-vous la semaine prochaine !

PS : si aucune des dates en vous convient, dites le moi sur twitter @nicoguitare

En passant

C’est parti pour le #Twittconseil n°2 !!

Un nouveau #Twittconseil ça vous dit ? Inscrivez-vous en bas de l’article !

C’est quoi le #Twittconseil ?

Fin aout 2013, la balise #twittconseil fait trembler le twitt-monde enseignant au travers d’une réunion live organisée par sa majesté Stéphanie Fontdecaba, alias @AudeCorbieres.

Ouvert à toutes les Twittclasses, de tous les niveaux, de toutes les matières et de tout pays, son but est de proposer, rassembler, mutualiser, coordonner, planifier des projets à mettre en place entre #twittclasses au cours de l’année scolaire.

L’impact qu’a eu cette réunion a été énorme, non seulement sur le moment mais surtout au fur et à meure de l’année, au cours de laquelle de nombreux projets et échanges inter-classes ont vu le jour.

Sa majesté Fontdecaba n’avait pas imaginé l’aura de son projet 😉

Bertrand Formet (alias Mr. Twittclasses.fr ou plus communément @bertrandformet) a créé un GDoc afin de compiler ces données (pas moins d’une cinquantaine de profs !!). Rapidement, l’inscription pour intervenir dans ce GDoc fut imposée afin de ne pas être spamé. Cet usage sera donc reconduit afin de garder la cohérence.

Comment ça se passe cette année ?

Première étape : collection des enseignants intéressés.

Deuxième étape : Doodle pour trouver la date et l’heure.

Troisième étape : #twittconseil + GDoc

 

Inscrivez-vous ci-dessous :

En passant

#LePCR : un beau projet francophone international et interdisciplinaire

Le projet de ré-écriture du conte Le petit chaperon rouge a pris fin, voici un petit retour d’expérience avec mes élèves lors de la participation à ce projet.

Le projet final !

Sans plus attendre, voici le projet fini :

Notre participation : chant, sons, voix

Ma classe de 6e avait pour rôle de chanter dans la chorale de 14 classes !

Puis d’imaginer, de créer ou de trouver des bruitages pour accompagner les images et le texte écrit collaborativement par les autres classes. Avec 1h par semaine de cours, ce fut un vrai challenge d’efficacité qu’ils ont relevé avec brio.

Lepcr recherche sons

Par binôme pour chaque page du conte, ils ont annoté, réfléchi, proposé des sons puis les ont enregistré (sur Evernote) ou à défaut, ont passé le relais à une classe de 4e. Ces derniers sont allés puiser dans des banques de sons libres de droits pour trouver les bruitages que nous ne réussissions pas à créer par nous même.

Cette même classe de 4e a enregistré les voix du loup que l’on entend au cours de l’histoire et durant la chanson.

Brigitte est magique

J’avais suivi de loin l’an dernier ce beau projet. Lorsque sa reconduite fut annoncée, mon intérêt pour y participer était donc très présent ! Je ne sais plus trop comment s’est déroulé l’échange donnant vie à cette participation mais j’ai été époustouflé par la gestion d’équipe de Brigitte Léonard. Présente et disponible, ultra organisée, encourageante, bienveillante, hyper efficace, créative, maitrisant parfaitement les moyens de communication et toute la partie technique de montage audio, vidéo !

Quand on est chapeauté par une personne de ce calibre dans une équipe, on ne peut qu’être efficace et investit soi-même. Je n’ai pas eu l’occasion de remercier Brigitte pour ce que j’ai appris d’elle en terme de management en suivant le projet. J’en profite donc au travers de ce petit billet.

Et j’avoue que j’apprécierais beaucoup être dirigé par des personnes ayant autant de qualités dans la gestion d’équipe, Brigitte, il faut qu’on en discute ! Comment fais-tu ?!

Afin d’illustrer quelque peu cet enthousiasme, je vous encourage à consulter un article présentant le projet : ici, et à cliquer sur la balise #LePCR sur Twitter.

Classe inversée en éducation musicale ? Une proposition

Voila une année scolaire que par petites touches j’ai cherché, élaboré, étudié, comment utiliser la classe inversée en éducation musicale. Pourquoi ? D’abord pour gagner du temps ! Comprenez du temps de musique dans mon cours. Car 1h d’éducation musicale hebdomadaire ne pèse pas lourd pour réaliser des projets musicaux aboutis. Dès lors, si l’on souhaite respecter le programme : inclure dans chaque séance de la production (chant, activités instrumentales), de la perception (écoute) et de l’histoire des arts/culture, il reste peu de place aux activités chronophages que sont la réalisation de projets musicaux (au sens large).

C’est dans cette perspective que la classe inversée propose une solution. Dans ma façon de l’utiliser, cette approche s’étale sur deux temps : découverte à la maison, application en cours.

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1. Découverte à la maison

Deux axes d’approche :

– a.) découverte d’une notion technique à la maison (par exemple le tempo, l’ostinato, la polyphonie…)

– b.) dispension de connaissances culturelles à la maison (présentation d’un compositeur, d’une œuvre, définition)

2. Application en cours

– a.) La notion technique sera perçue au travers des écoutes et produite au cours des activités musicales. Ainsi, les élèves viennent en cours avec une pré-connaissance de la notion que l’on va « vivre »  et approfondir musicalement.

– b.) Les connaissances à retenir et leur évaluation sont clairement identifiées dans le cours. Une évaluation sommative obligatoire est prévue en fin de séquence. Néanmoins cette évaluation est une photo, si elle n’est pas la bonne, on la refait ! Je parlerais de ma façon d’evaluer dans un autre billet.

 

Comment ?

Pour le temps de découverte à la maison, dans les deux cas (notion technique ou connaissances), les élèves répondent à un questionnaire en ligne et sur leur cours. Le questionnaire en ligne est accessible via un formulaire google dont le lien raccourci et le QRcode figurent sur le cours papier des élèves. Les élèves le renseignent et le valide (avec nom, prénom, classe) me permettant de suivre leur travail. Le cours ne contient que les questions dont les réponses seront à retenir.

Comme David Bouchillon – à qui j’ai emprunté l’idée – l’a signalé, la limite du formulaire google est l’impossibilité pour les élèves, de conserver leurs réponses en ligne. 

Pour le temps de cours, la correction des questions du cours est affichée, les élèves sont invités à soumettre leurs incompréhensions qui souvent, se résolvent grâce aux activités musicales (écoute et production).

Le temps habituellement consacré à la dispense du « cours » : définition, biographies…est maintenant disponible pour les activités musicales. Les écoutes en sont plus profondes, la pratique en est améliorée, le temps passé à l’élaboration des projets est augmentée.

Ce tableau ainsi dressė laisse rêveur mais je ne l’ai pas suffisamment mis en place pour que les fruits soient aussi beaux. C’est bien à partir de septembre 2013 que des séquences intégrales seront construites ainsi. L’an passé, ce fut quelques séances par ci ou là, me laissant entrevoir les bénéfices que j’ai décrit. Rendez-vous pris à toussaint pour faire un point !

Quel matériau ?

Faire le cours à la maison nécessite un contenu pédagogique de qualité. Trois voies se sont affrontées, utilisation de podcasts d’émissions de radio, compilation de vidéos glanées sur YouTube ou autre plateformes, création de vidéos.

C’est la dernière solution qui a récolte le plus d’enthousiasme auprès des élèves car ceux-ci ont davantage saisi la notion visée que dans les autres formules. J’ai donc essayé de créer plus de capsules (#pédagozeek) et j’espère continuer de façon plus régulière, mais quel boulot !

Je ne fais aucune conclusion pour le moment en ce qui concerne l’utilisation des autres ressources (podcast radio, vidéos pedagogiques ou non), la seule chose que je souligne est la difficulté de trouver du contenu de qualité, correspondant à mes attentes, libre et limitant les plateformes différentes de visionnage (je reviendrais sur ce point dans un autre billet également).

Accès au contenu

Pour ces expériences, les élèves avaient de nombreuses voies différentes pour accéder au contenu :

–  le contenant :  un site Google sur lequel les élèves trouvent la vidéo ou le podcast accompagné du questionnaire Google.

– l’Ent officieux : une note Evernote par séquence et par classe dans laquelle sont renseignées : le déroulement du cours, le cours annoté, les devoirs/liens vers les videos, les liens vers les playlists.

– l’Ent officiel : dans lequel n’est renseigné que le lien vers la note Evernote du cours (ENT officiel trop fermé, llimité, peu ergonomique, difficilement accessible via mobile…)

– le compte Twitter : renvoyant vers la note Evernote du cours

– la page Facebookrenvoyant vers la note Evernote du cours

En dernier lieu, en cas de dysfonctionnement matériel au domicile des élèves, ceux-ci étaient invités à réaliser le travail au CDI, à amener une clé USB sur laquelle je peux déposer les documents nécessaires à la réalisation.

Pour cette année, je ne relaierais pas les notes de cours sur le compte Twitter afin de ne pas le polluer d’infos inintéressantes pour nos followers !!

Limites ?

Au cours de ces quelques mois, la principale limite que j’ai rencontrée était le suivi (j’ai 18 classes…), parce que les élèves ne sont pas très friand du travail à la maison !

J’ose espérer que la mise en place profonde de cet enseignement pour l’année qui vient, avec des contenus plus précis et plus en rapport avec mes attentes poussera également les élèves à adopter la formule.

Après cette première semaine de rentrée, le fonctionnement semble être compris. Rendez-vous pour le prochain épisode !

Autorisation pour diffuser les créations (musicales) des élèves, informer sur la Twittclasse et la Classe inversée

Diffuser les oeuvres de nos élèves peut-être une pratique courante grâce aux TICE. Seulement, il n’est pas toujours aisé de trouver la législation adéquate !

Je partage donc un lien qui me semble être très complet. Il se présente sous la forme de questions-réponses, textes à l’appui : ici

Ensuite, sachez que Youtube a signé un accord avec la SACEM permettant à tout un chacun de publier des reprises d’oeuvres existantes. Ainsi, plus de soucis pour publier nos projets musicaux jusqu’à 2016 ! Consulter cet article. Celui-ci aussi contient des infos intéressantes.

Voici enfin le document qui a été distribué cette année à mes élèves contenant une information sur le projet Twittclasse et la classe inversée puis les autorisations de diffusions. J’y ajoute également mon adresse mail.

Autorisations photos vidéo voix création Twitter Flip Classe 2013 – Blog

Je peux le transmettre dans un format éditable également.

Twitter au collège : pourquoi ? Comment ? Concrètement ?

Twitter au collège : pourquoi ? Comment ? Concrètement ?

Suite à cet article dans La Dépêche du lundi 18 février, plusieurs collègues m’ont sollicité sur l’utilisation de Twitter en classe de collège.

J’ai donc réalisé une vidéo présentant sommairement les motivations d’un tel projet  :

Un storify sur quelques exemples par matières

Et je vous conseille ces quelques liens à consulter :