Enregistrer son instrument avec l’iPad

Enregistrer son instrument (accompagnateur) avec l’iPad mais pas que !

Lors de jeux vocaux avec les élèves, d’exercices durant l’apprentissage du chant ou pour son évaluation, il est pratique de pouvoir enregistrer son instrument accompagnateur (guitare, piano électrique, accordéon, harpe…) afin de mieux diriger ou écouter.

Je présenterais la version iPad et la version PC/Mac.

A.) Avec l’iPad et Garage Band

L’amp link kit ou le JamUp Plug (parmi bien d’autres) permettent pour une trentaine d’euros de brancher un jack instrument mono dans son iPad (ou son Mac)

From iPhone de Nicolas (4)

Amp Link Kit – avec fil, faux-contact et piles : moins pratique à mon sens

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JamUpPlug : vraiment Plug & Play

1.) Après avoir branché l’instrument à l’interface jack du boîtier, ouvrir GarageBand. Ouvrir un nouveau projet et sélectionner enregistrement audio.

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On arrive à cela :

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2.) Ensuite, appuyer sur la roue crantée en haut à droite pour désactiver le métronome

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3.) Appuyer ensuite sur le « + »

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Appuyer sur la section A et sélectionner comptage automatique (afin que l’enregistrement ne s’arrête pas au bout de 8 mesures)

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Il suffit d’appuyer sur enregistrer (le bouton rouge!) pour démarrer la prise.

B.) Sur Mac

Apple intègre GarageBand dans les ordinateurs, de fait, une fois branché son instrument, il faut suivre quasiment la même démarche. Les différences résident dans le fait de sélectionner l’instrument « acoustic instrument » lors de la création d’un projet. Afin que l’entrée soit reconnue.

Sélectionner Guitare

Sélectionner Acoustic Instrument

Puis, si la piste n’est pas active (c’est à dire si votre instrument ne produit pas de son via l’ordinateur), il faut vérifier les entrées et sorties dans le menu : GarageBand, « préférences », Audio/Midi et sélectionner en entrée « entrée intégrée » comme ci-dessous :

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Sélectionner « Entrée intégrée »

Enfin, penser à activer la piste (en bas à droite) si elle ne l’est pas.

Désactiver le métronome (Pomme + U) et lancer l’enregistrement.

C.) Pour PC : version simple (mais pas top en qualité)

20130128-110151.jpgAudacity permet d’enregistrer l’entrée intégrée (LINE IN).

Habituellement, à l’aide d’un adaptateur Jack instrument vers mini Jack (voir photo), on peut brancher son instrument dans l’entrée audio (souvent verte).

Mais sur le PC que j’avais entre les mains dernièrment, il n’y avait pas de prise LINE IN (verte). Il faut dans ce cas un adaptateur Jack-USB (une trentaine d’euros également), la qualité n’est pas professionnelle, mais permet de faire office de carte son d’appoint.

Adaptateur USB - jack

Adaptateur USB – jack

En pratique

Sélectionner l’entrée à enregistrer dans Audacity. Elle est représentée par un micro, il faut ensuite sélectionner l’entrée en question.

L’avantage d’Audacity ici est qu’une fois sélectionnée l’entrée à enregistrer, il suffit de lancer l’enregistrement (bouton rouge).

Si toutefois l’enregistrement ne fonctionne pas. Penser à configurer l’entrée que l’on veut enregistrer dans : Panneau de configuration / son / enregistrement : sélectionner l’entrée.

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Evernote pour partager les créations des élèves

Evernote pour partager certains types de créations
Longtemps à la recherche d’un outil pour diffuser certains types  de productions réalisées par les élèves, Evernote que j’utilisais pour d’autres choses s’est révélé être la solution que je cherchais. Un grand merci à François Lamoureux que j’ai vu pratiqué cela.
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En 5e donc, les élèves créent  et interprètent une histoire à la façon de Cathy Berberian dans Stripsody (1966). Ils réalisent ainsi une partition graphique puis sont enregistrés lors de l’interprétation.
Evernote permet de capturer l’image de la partition et d’enregistrer l’interprétation. Il suffit ensuite de partager la « note » crée sur les plateformes de diffusion de son choix.
ImageLes élèves peuvent le faire eux-mêmes :
– toucher le micro pour enregistrer,
– toucher l’appareil photo pour en choir ou en prendre une
Et c’est tout !
Voici ce que donne une note partagée ici (pas l’exemple de Stripsody car sous droits d’auteur. L’enregistrement provient d’un mp3 réalisé via enregistreur numérique, pas depuis l’application : il s’agit donc d’une note pour montrer à quoi cela ressemble…!)
Mais pourquoi pas SoundCloud ?
Un avantage de l’utilisation d’Evernote est le stockage au sein de l’application qui permettra, avec un simple mot clé dans la section de recherche, de remettre la main sur la « note » en question. De plus, le compte Evernote étant accessible depuis de nombreux terminaux (android, iOS, Mac, Pc, en ligne), l’accès à ces travaux en sera facilité.
Utilisant également SoundCloud dans ce but, je préfère Evernote pour son fonctionnement « hors-ligne » d’une part et son organisation/synchronisation sur tous les terminaux utilisant le même compte.

Composer avec l’iPad : l’ostinato

Composer avec l’iPad : l’ostinato

La question de la première séquence en 4ème est : comment composer une œuvre musicale ? Nous y répondons par la découverte de l’ostinato. Et quoi de mieux une fois que l’on a perçu ce qu’est ce principe de répétition que de le faire soi même ?

La consigne pour les élèves est de composer un ostinato simple/épuré puis d’ajouter au moins deux parties différentes.

Je détaillerais deux procédures à réaliser  : l’une sur iPad (Beatwave), l’autre sur PC/Mac (BeatLab).

1.) Beatwave pour iPad

L’application Beatwave (parmi d’autres) présente un « tableau » de 16 colonnes et de 18 lignes.

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Et en plus les couleurs sont jolies !

Les colonnes représentent 16 pulsations ou noires, croches, doubles…selon comment l’on s’en saisit.

À chaque ligne est attribuée une note de la gamme pentatonique majeure (pour les 16 premières lignes) ou un son percussif (grosse caisse avant dernière ligne et clap pour la dernière ligne).

Quatre tableaux en tout auxquels on accède en touchant sur la droite ou sur la gauche pour revenir.

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Vue des paramètres/outils

En touchant le chiffre du tableau (en bas à droite) on accède aux réglages possibles :

– ajout/accès aux patterns déjà créés (toucher ‘+’ pour sauvegarder le pattern créé)

– choix du son (3 types)

– panneau de contrôle (lecture/pause, reset, grid morpher : outil de création de grilles, et table de mixage : volume de chaque tableau, mute, solo, balance et réverbe générale)

– tempo (vitesse) : avec molette et Tap

– tone : modification de la hauteur avec molette

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Grid Morpher

Revenons à notre séquence pédagogique
Les élèves doivent créer un ostinato. Ils peuvent se limiter à créer un pattern rythmique sur le premier tableau, ou pas ! L’essentiel est que cet ostinato laisse un peu d’espace sonore pour l’ajout des autres parties qui elles, vont varier.

On lance donc un nouveau tableau dans lequel seules les variations seront créées. Je privilégierais cette solution qui permet de bien comprendre que l’ostinato reste toujours répété plutôt que le fait de copier/coller l’ostinato sur chaque tableau.

D’autant plus, qu’il est intéressant d’utiliser des sons différents sur chaque tableau. Ainsi, si l’on s’est limité à un ostinato très épuré, on pourra exploiter le potentiel sonore et mélodique des autres sons.

Une fois les consignes réalisées, l’élève interprètera sa composition avec la table de mixage pour activer/désactiver chacune de ses parties.

La table de mixage

La table de mixage

 Version iPad différente ?

Pour finir, sur mon iPad 1, je déplore l’impossibilité d’exporter la création. Sur mon iPhone 5 en revanche, on peut exporter par mail la création, choisir la gamme mélodique voire même la créer note à note. Enfin, il est possible d’ajouter des instruments pour les tableaux. Je suppose donc que mon iPad 1 est trop vieux pour avoir cette version de l’application…! Une capture iPhone :

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Une vidéo exploitant toutes les possibilités de l’application (notamment l’utilisation de grilles pré-enregistrées)

 2.) Beatlab pour PC/Mac

BeatLab est une application en ligne présentant quasiment les mêmes fonctionnalités que Beatwave. La différence réside dans le choix de la banque de sons (par style : latin, reggae, DJ…).

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Beatlab

Une fois créé un ostinato, on doit, pour créer des variations, ajouter des grilles. Seulement, on est obligé de copier/coller l’ostinato créé. Une manipulation dont on souhaiterait se passer afin de rendre l’expérience créatrice plus intuitive et spontanée pour les élèves. Toutefois en situation, la consigne pour les élèves était de réaliser l’ostinato puis de m’appeler afin que je procède à l’ajout de grilles et au copier/coller de l’ostinato pour ensuite poursuivre l’activité.

Voici la vidéo tutorielle que j’ai réalisé pour les élèves qui permet de mieux comprendre ce que je viens de dire…

L’exportation se fait via Facebook. Pratique si l’élève a un compte, beaucoup moins s’il n’en a pas. Mais en sachant que mes élèves ont réalisé ce projet en binômes et que 80% de mes collégiens ont un compte Facebook, on trouve une solution.

Cependant, cette activité m’a poussé à créer une page Facebook pour que les élèves puissent y poster leurs créations car sinon cela manquait de sens !

Voici une production d’élèves : http://www.beatlab.com/matrices/255372. La lecture ne fonctionne pas (chez moi) donc : cliquer sur le lien puis cliquer sur REMIX pour entendre la création. L’ostinato de départ est rythmique.

Improviser avec un iPad…et à plusieurs ?

GarageBand pour iPad

Ma 3e séquence en 5e se nomme : qu’est-ce qu’improviser ? On répond à cette question par le percevoir et le produire (vocal, instrumental, rythmique, mélodique, avec le texte, seul, a plusieurs et avec des instruments virtuels)

Et justement, improviser avec un iPad, plus précisément avec GarageBand est une expérience ludique, créative et simple à mettre en œuvre pour le professeur comme pour les élèves.

En effet, en restreignant les notes possibles à jouer sur un instrument, comme on le ferait en enlevant les lames d’un xylophone, on peut aisément jouer de la guitare, de la basse, du piano, des cordes…

Comment procéder

Après avoir sélectionné l’instrument choisi, toucher Gamme puis sélectionner la gamme désirée :

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On obtient ceci pour le piano :

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Une boucle de basse pour jouer seul et c’est parti !

On peut également envisager (c’est ce que je fais) de brancher l’iPad sur une sortie audio pour que l’élève joue avec ses camarades qui exécutent des parties rythmiques, vocales ou instrumentales.

Improviser à plusieurs ?

GarageBand inclut une fonction « improvisation » à plusieurs. En touchant l’icône croche :

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Il est demandé d’allumer le bluetooth pour se mettre à la recherche de partenaires. Toucher créer une improvisation :

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Les possibilités nous sont données de contrôler le groupe, c’est à dire de déclencher la lecture et l’enregistrement et également d’enregistrer toutes les pistes (tous les joueurs) en même temps.

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Cette dernière fonction s’avère très utile pour sauvegarder une improvisation collective et la partager.

Une interrogation matérielle pour conclure

Précisons en dernier lieu que lors de mon test de cette fonction avec un iPad 1 et un iPhone 5, je n’entendais pas toutes les pistes sur l’iPad 1. Autrement dit, de l’iPad 1 ne sortait que le son joué par lui même et le métronome, mais pas l’instrument joué par l’iPhone. Je tâcherais d’approfondir la question et d’actualiser cet article car si cela est « normal », le côté improvisation collective, comprenez l’interaction entre les musiciens (virtuels certes!) n’a pas de sens.

Si vous avez des suggestions, idées, commentaires, n’hésitez pas !

Autour de la pulsation

Une première activité suivant (ou précédant) une écoute consiste à observer une représentation graphique de la musique obtenue par une application audio telle que Multitrack Daw (pour iPad qui a son équivalent pour PC ou Mac avec Audacity).

Pour cette activité, le choix d’écoute est l’oeuvre des BB Brunes, Le gang, 2006 dans laquelle une basse électrique joue sur chaque temps.

Avec l’iPad

1.) Dans Multitrack Daw, après avoir créé un fichier dans le menu principal, appuyer longuement sur la piste vide pour faire apparaître les paramètres bleus. Glisser vers « Audio… »

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2.) Choisir un titre dans « iPod » et appuyer sur « Importer »

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3.) Appuyer sur la vue principale, puis appuyer longuement sur la piste vide et glisser vers « coller ». On obtient ceci :

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4.) Cette dernière vue sera capturée (appui simultané sur le bouton home et le bouton de mise en veille) puis importée dans une application d’annotation de photos telle que Skitch. Afin de rogner et mettre en valeur les impulsions visibles de la pulsation. Enfin, l’image annotée sera exportée dans la photothèque.

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Les élèves pourront ainsi intégrer leur image annotée dans leur cours avec l’application Pages (bouton +, onglet multimédia, puis images enregistrées) dans laquelle le cours aura été préalablement importé.

Avec un PC ou un Mac

Je vais à présent décrire cette séquence avec les possibilités réelles qui me sont offertes aujourd’hui : pas de salle d’éducation musicale mais une salle informatique PC souvent disponible…

L’avantage d’Audacity est que sa prise en main est relativement simple, de plus, il est gratuit et légal. Les élèves de sixième se familiarisant avec, dès l’entrée au collège, seront ainsi tout à fait dans la capacité de réinvestir leurs capacités lors de la préparation des oraux d’histoire des arts (afin de d’éditer des fichiers audio).

Ainsi, après avoir importé le fichier audio dans le logiciel, les élèves démarrant la lecture pourront observer la corrélation entre impact de la basse et impact visuel sur la représentation graphique du logiciel.

Il sera opportun de capturer l’image (avec MWSnap ou Skitch, tous deux gratuits).

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Afin de l’annoter (avec Skitch) et de mettre en valeur les impacts de la pulsation.

impact annoté

Skitch incorporant la synchronisation avec Evernote, il est concevable que les élèves envoient leur capture dans un espace créé pour eux (comme le propose François Lamoureux ici)

Poursuites possibles sur Mac, Pc ou iPad

La suite de l’activité consiste à importer dans Audacity une oeuvre dans laquelle la pulsation n’est pas marquée de façon franche par un instrument. Prenons ici l’Air n°6 de la suite Water Music d’Haendel (1733).

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On observe sur cette image aucune marque comme l’on pouvait en constater chez BB Brunes. Cela peut conduire l’élève à comprendre que la pulsation peut-être jouée « visiblement » et donc être perçue et produite par imitation (BB Brunes) ou bien que la pulsation peut ne pas être jouée « visiblement » mais peut-être ressentie lorsqu’aucun instrument ne la joue franchement (Haendel).

On pourra ensuite s’appuyer sur une vidéo mettant en avant les gestes du chef d’orchestre. Couper le son et essayer de taper la pulsation, remettre le son et vérifier la synchronisation…

En conclusion : une création

Pour terminer, on pourra lancer une activité de création : l’objectif sera de créer une boucle de batterie dans laquelle la pulsation est clairement mise en avant. Cela peut paraître simple mais a semblé être un vrai moyen de vérifier la compréhension de la notion et sa re-médiation immédiate en cas d’incompréhension.

On utilisera Drum Machine sur Pc ou Mac (gratuit et en ligne) :

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ou DM-1 – The Drum Machine (parmi d’autres pour iPad) :

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Sur PC/Mac, on pourra enregistrer la création sur Audacity (voir: enregistrer le son de l’ordinateur avec Audacity ici ou ) afin que les élèves puissent observer la présence de la pulsation comme ils l’ont fait sur Le gang de BB Brunes et éventuellement l’annoter avec Skitch.

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Sur iPad, on exportera la création via l’onglet EXPORT de DM-1, où l’on pourra copier la création (Audiocopy) et la coller directement dans Multitrack DAW (solution nettement plus simple que sur PC/Mac :-)…)

 

Mon éducation musicale avec l’iPad ?

IMG_0942Introduction

Après plusieurs essais de plateformes, de thèmes, de mise en forme, je me lance !

Mon éducation musicale

Car je ne prétends pas être Le représentant national de l’éducation musicale en France. Précisons de laquelle il s’agit : l’éducation musicale et chant choral en collège.

Avec l’iPad ?

Car j’ai quasiment commencé à enseigner avec l’iPad entre les mains et puis qu’à part Ghislain Dominé et son excellent Guide de l’iPad à l’usage des enseignants, je n’ai trouvé que peu (voire pas) de présentations des possibilités de l’iPad en éducation musicale.

Le contenu

La volonté de faire partager mes expériences, idées et erreurs afin d’abord de ne pas les oublier mais également de contribuer à la mise en commun des idées, des réflexions. J’ai moi-même bénéficié de l’expérience de professeurs (géniaux) tels que François Lamoureux, Yann Houry, Ghislain Dominé (déjà cité) et bien d’autres. Il me semble donc un juste retour que de les remercier et d’apporter le point de vue de ma matière ou plutôt, mon point de vue sur ma matière !